Overblog Tous les blogs Top blogs Photographie
Editer la page Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Ingrédients :
350 g de farine, 8 cl de lait tiède, 40 g de beurre ramolli, 40 g de sucre, 1 oeuf + 1 autre pour dorer, 1 pincée de sel, 10 cl de crème fraîche, 1 cuillerée à café de levure boulangère (6g équivalent d'1 sachet je pense), 1 pruneau.
Facultatif : une cuil. à café de miel pour accélérer la fermentation à mélanger avec le lait et la levure. Selon le miel utilisé, cela peut donner un goût particulier et sympathique (miel de châtaignier par exemple).
 

Attente 1/2 h Mélanger 80g de lait tiède (30° maxi) avec 6g de levure boulangère et 1 cc de miel

2)

 

 

Repos 2h

Mélanger 350 g de farine, 1 oeuf, 40g de sucre, 40g de beurre ramolli et pincée de sel

Travailler un peu, puis ajouter le mélange lait - levure et la crème

Brasser vigoureusement (au robot pâtissier : 15 mn)

Laisser reposer dans le bol dans un endroit tiède pendant 2 heures (couvert d'un saladier)

15mn

Au bout de 2h brasser à nouveau 15mn au robot pâtissier

(ou le lendemain matin mais dans ce cas conserver la pâte au frigo)

Repos 30mn Laisser reposer 30 mn environ
 

Plan de travail :

1) Aplatir la pâte par le milieu au rouleau à pâtisserie.

2) Rabattre Les côtés non aplatis au centre.

3) aplatir à nouveau par le milieu

4) taper de la main un des côtés non aplati

5) glisser 1 pruneau

6) rabattre l'autre côté par dessus

7) aplatir les extrémités gauche et droite pour fermer le pastez sur les côtés.

Repos 40mn laisser reposer 30/40 mn
 

Dans la recette d'origine il est indiqué de piquer à la fourchette

faire 2 petites entailles au rasoir à partir du côté le plus haut

cuisson

45mn

Préchauffer le four (th. 8-9). A four chaud, enfourner et baisser la température à th. 5 pendant 5 à 10 min. Puis baisser de nouveau à th. 4 pendant environ ¾ d'heure.
Publicité
Du site : https://morganak.skyrock.com/3262465012-un-bon-pain-breton.html
Le pain pastez (ou pastes ou pastechou)

Qu'a le pain pastez pour nous émoustiller de la sorte, nous autres habitants du pays léonard ? Après une longue recherche sur Internet, il apparaît qu'il n'est nulle part question de cette spécialité léonarde. Vous trouverez des textes en vieux français qui évoquent les pâtés fabriqués dans les échoppes des rues moyenâgeuses. Jadis, pâté se disait « pastez » mais le concept de la fabrication est bien éloigné de notre pâtisserie léonarde même si ces pâtés étaient un hachis de viande dans de la pâte. Jean Teulé l'évoque dans son roman consacré à François Villon ou l'un de ses personnages “faisoit ses pastez de la chair des pendus qu'il alloit détacher du gibet”.
Je vous rassure, la recette ci-dessous peut se faire sans qu'il soit nécessaire de requérir les services d'un individu branché.
 
Origine du Pastez
L'origine du Pastez se perd dans la nuit des temps. Selon Anatole Le Braz, dans son ouvrage (hélas méconnu, hélas épuisé) Là, les gens de l'Armor !, le berceau du Pastez se situe dans le pays léonard, pays qui vécut, au XVe siècle, un épisode pluvieux, comme jamais depuis ; de août à novembre la pluie tomba sans discontinuer. – Sans déc' ? – Si, si, j'te jure. – OUAAAAH, balèze ! Cette période, dans les campagnes, est consacrée à la cueillette des fruits ; ceux-ci étaient ensuite cuits avec du sucre afin de pouvoir les conserver. Au vu des conditions atmosphériques il fut impossible de réaliser de la confiture digne de ce nom et les fermiers n'obtinrent qu'une sorte de sirop de fruits. Cette préparation était conservée dans de la panse de cochon (les bocaux de verre n'existaient pas encore) et on ne l'ouvrait que pour le mardi gras. Avant les quarante jours d'abstinence et de jeûne, on se régalait de cette sucrerie fruitée en l'étalant sur un pain amélioré, un mélange de farine, de lait et de crème. Une sorte de brioche vendéenne s'échouant sur les côtes bretonnes.


Las, la consistance de cette confiture fut telle, cette année là, qu'elle fuyait par les trous de cette tartine à la mie aérée. Certains, plus malins que d'autres eurent l'idée de colmater les brèches à l'aide de morceau de pâté mais le mélange sucré-salé n'était pas encore à la mode et cette initiative mourut dans l'œuf. Les « Gast », « Tribédié », « Va doue beniget » retentissaient dans la campagne léonarde et étaient l'expression du désappointement de ces braves gens qui s'en mettaient plus sur leurs mains que sur leurs pains. Ils se résolurent à boire ce liquide sucré directement à la panse. Le mélange fruits et sucre ayant fermenté pendant ces mois d'hiver, la teneur en alcool rendit ces hommes joyeux.


Guitic Tata (la fille de Marguerite et de François) était responsable de la mise en forme de la pâte et du seul et unique fournil. De nos jours, on l'appellerait la boulangère. Elle était fille unique et avait repris l'affaire après le décès de ses parents. C'était sûrement un bon parti mais c'était avant tout un fort tempérament et ne l'approchait pas qui voulait. Pour bien comprendre l'importance primordiale qu'elle jouait dans la communauté, il faut savoir que dans chaque ferme, les femmes préparaient la pâte le soir, avant-veille du mercredi des Cendres qui marquerait le début du carême. Le lendemain matin, c'était le boulot des hommes de mettre cette pâte levée dans la brouette et de la porter à Guitic qui, seule, avait le coup de main pour la façonner.  Elle faisait ensuite une marque distinctive pour que chacun retrouve son pain brioché après la cuisson. Son savoir faire lui valait une réputation que bon nombre de prétendants avaient, en vain, tenter de partager avec elle. Ils avaient tous, l'un après l'autre, essuyés ses rebuffades.  Il en était un pourtant, un rude gaillard, fort comme un trait breton qui aurait bien fait un brin de causette avec Guitic mais Jopic était bien trop timide pour cela. Il travaillait avec ses parents une ferme à l'est de la commune. Sa timidité était si grande qu'il avait hérité du surnom « le timoré oriental ». On savait s'amuser à l'époque.


Le matin, jour des Gras, ce brave Jopic se rendit donc au bourg situé à une dizaine de kilomètres de chez lui, sa karrigell pleine de la préparation pour le pain brioché ; son cœur battait la chamade. Il s'imaginait osant avouer son amour à Guitic tout en sachant très bien qu'il n'en ferait rien. Qu'il resterait devant elle, les bras ballants, à la regarder façonner son pain. Si dans le voisinage on raillait sa timidité, Jopic n'en était pas moins apprécié. Toujours prêt à donner la main pour les travaux des uns et des autres.
La période de jeûne commençant le lendemain les hommes du village avaient à cœur de faire bombance avant les quarante jours de privation. Les préparatifs pour le repas du soir battaient à plein. Tout au long de son parcours, Jopic fut sollicité pour aider à descendre du grenier les outres de confiture qui ne devaient être ouvertes qu'à la tombée du jour. Tout travail méritant salaire, c'est après avoir goûté la confiture de Gweltaz, Goulven, Louarn, Servan et quelques autres que Jopic arriva à proximité du fournil.


Sa timidité ayant miraculeusement disparu, après avoir posé  sa pâte sur la table, au milieu de la pièce, et alors que Guitic commençait à s'affairer il s'approcha d'elle et lui effleura la hanche. Le bond que fit Guitic, s'il avait été homologué, n'aurait pas permis à Sotomayor d'être champion du monde de saut en hauteur en 1993 à Salamanque. Désappointé, pensant qu'il avait été trop entreprenant, Jopic, en reculant, chut lamentablement. Guitic, qui avait saisi son penn-bazh, voulu lui asséner un violent coup sur le crâne pensant qu'il s'agissait du lieu où réside les ardeurs masculines. Dans un réflexe de survie, Jopic se glissa sous la table. Les pâtons, qui ne demandaient rien à personne si ce n'est d'être enfournés, se ramassèrent les coups de bâtons à un autre destinés. Ce fut un vrai carnage dans le fournil. Jopic essayait de calmer Guitic qui continuait à bastonner tant et si bien qu'elle s'en asséna un coup si violent sur le front qu'elle s'effondra. Devant le désastre, Jopic ne perdit pas ses moyens. Après s'être assuré que son aimé se remettrait de ce coup du sort, il entreprit de réarranger ce qui pouvait l'être. Il s'empara des pâtons aplatis comme des crêpes et en les pliant, il essaya de leur redonner un peu de volume. Il mit le four en route puis estimant la température satisfaisante, un par un, il les déposa sur la sole puis s'éclipsa.


Guitic revint à elle, une légère odeur agréable lui chatouillant les narines. Elle vérifia la cuisson des pains. Ils avaient une jolie forme de croissants mais cela, elle ne le savait pas ; le croissant ne serait inventé que bien des années plus tard. Après qu'elle les eut sorti et qu'ils eussent refroidi, elle en découpa un pour voir à quoi pouvaient ressembler ces pains que Jopic avait créé. Surprise. Non seulement le pain était plié de manière délicate mais de plus, il était aussi serré qu'un cul de nonne. Les hommes n'auraient plus de prétextes pour boire leur confiture sans pain.


Le texte d'Anatole Le Braz s'arrête là et nous ne connaissons pas la fin du récit. Mais bon, c'est un livre d'histoire qu'il écrivait, pas un roman de la collection Harlequin sinon il aurait intitulé son bouquin « Fournaise au fournil », « Pardon pâtons » et je laisse à vos commentaires d'autres titres possibles. En tout cas, le mot Pastez vient du breton pâtisserie. Et cette juxtaposition des deux P de Pain et de Pastez résonne comme un appel, un appel à s'attabler et à célébrer ce mariage entre l'amour et les mauvaises conditions climatiques.
 
Recette
Après cette notification sur l'origine du pain pastez et comme vous parvîntes au terme de ce récit, nous nous devons désormais de vous offrir la recette.
Les ingrédients sont juste là et pour le déroulement,
Ingrédients :
350 g de farine, 8 cl de lait tiède, 40 g de beurre ramolli, 40 g de sucre, 1 oeuf + 1 autre pour dorer, 1 pincée de sel, 10 cl de crème fraîche, 1 cuillerée à café de levure boulangère (6g équivalent d'1 sachet je pense), 1 pruneau.
Facultatif : une cuil. à café de miel pour accélérer la fermentation à mélanger avec le lait et la levure. Selon le miel utilisé, cela peut donner un goût particulier et sympathique (miel de châtaignier par exemple).


https://www.youtube.com/watch?t=171&v=sBe-RSKNkeU
 
Allergiques à la vidéo ?
Je commence par mélanger la levure dans le lait tiède (pas plus de 30° C quand même). Personnellement,  j'ajoute une cuillerée à café de miel mais bon ce n'est pas obligatoire et si vous aimez les goûts un peu fort allez-y avec du châtaignier.
Je laisse le mélange tranquille un bon ¼ d'heure.
Pendant ce temps, je mélange farine, œuf, sucre, beurre et sel.
Je travaille un peu (pour une fois) puis je rajoute le mélange lait + levure et la crème.
Je brasse la pâte vigoureusement pendant un bon bout de temps.
Jusqu'à ce que les bras m'en tombent. Je ramasse mes bras et je forme une boule.
Je laisse reposer dans un endroit tiède (20 ° C si vous avez cela) pendant deux heures.
Ah oui, j'oubliais, couvrez votre saladier.
Si vous êtes en train de faire cela le soir, vous pouvez également la mettre dans le frigo jusqu'au lendemain.
Au bout de deux heures (ou le lendemain matin), normalement votre pâte a gonflé.
Vous la rebrassez vigoureusement, pas jusqu'à la tombée des bras cette fois.
Puis vous laissez reposer une trentaine de minutes.
On passe maintenant aux choses sérieuses et je vous préviens c'est pas de la tarte
J'ai mis au moins 5 pastez à comprendre le façonnage.
Mais bon, je suis un peu con et pour vous ça devrait aller plus vite.
Vous avez donc une boule au milieu du plan de travail – ainsi qu'au milieu du ventre ; après tout, c'est la première fois.
Allons, allons, tout va bien se passer – Aplatir par le milieu au rouleau à pâtisserie. Rabattre les côtés non aplatis au centre
TOUT LE MONDE SUIT ? Aplatir de nouveau par le milieu, taper de la main un des côtés non aplati. Rabattre l'autre côté par dessus. Aplatir les extrémités gauche et droite pour fermer votre pastez sur les côtés et empêcher l'air de fuir par là. Laisser reposer 30 à 40 minutes.
Dorer avec un œuf. Piquer avec une fourchette.
Préchauffer le four (th. 8-9). A four chaud, enfourner et baisser la température à th. 5 pendant 5 à 10 min. Puis baisser de nouveau à th. 4 pendant environ ¾ d'heure. Voilà. Bon appétit.
Tag(s) : #cuisine sucrée
Partager cette page
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :